Association AMA . L'Atelier Maurice Arnoult
8 bis rue des Gardes . 75018 PARIS

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L’association « l’Atelier de Maurice Arnoult » a été créée en mars 2005 à Belleville dans le 20ème arrondissement de Paris. Elle s’est donnée pour objectif de garder vivante la mémoire de Maurice Arnoult, maître bottier à Belleville, qui a exercé ce métier de l’âge de 14 ans jusqu’à sa mort survenue en 2010 à l’âge de 102 ans, et de souligner que le quartier de Belleville fût le centre de la chaussure pendant plus d’un siècle. Retraité, l’artisan Maurice Arnoult a transmis bénévolement son savoir-faire et son art pendant vingt ans dans son atelier du 83, rue de Belleville, auprès d’un «collège» d’apprenti(e)s de toutes nationalités, venant d’horizons professionnels divers, soucieux de découvrir le métier et pour quelques-uns de s’y lancer. L’association l’AMA a pour principal objectif de dispenser une formation consacrée à la fabrication artisanale de la chaussure femme. Par ailleurs elle tient pour essentiel de faire connaître et de faire vivre cet artisanat, aujourd’hui menacé, par la présentation, dans des lieux d’expositions, de travaux réalisés par les élèves, et par l’organisation de journées portes ouvertes dans son atelier situé désormais 8bis, rue des Gardes, Paris 18ème. Ces évènements sont ouverts à tous les passionnés par ce métier, curieux de la création dans le domaine de la chaussure sur mesure.

 

Depuis le décès de Maurice Arnoult, c’est désormais le maître bottier Michel Boudoux qui a la responsabilité de la formation. Dans les années 70/80, Michel Boudoux a fait appel au talent de finisseur de Maurice Arnoult. Cette collaboration régulière a duré une quinzaine d’années. En 2008, Michel et Maurice se sont retrouvés aux Ateliers de Paris, lors d’une exposition sur le métier de bottier organisée à l’initiative de l’association l’AMA pour fêter le centenaire de Maurice. Michel a ensuite accepté de prendre la relève de cet enseignement bénévole de haute qualité qui compte 12 élèves.

Fort de sa longue et brillante carrière dans ce métier et de son expérience d’enseignement auprès des Compagnons du Devoir (spécialité Cordonnier-Bottier), Michel vise l’acquisition des fondamentaux nécessaires à la fabrication de la chaussure femme sur mesure. Les élèves ont ainsi le privilège de recueillir les secrets de son savoir faire et d’acquérir les gestes dans les règles de l’art. Son objectif est de nous professionnaliser et il espère que certaines élèves pourront assurer la relève ! Jacques Aslanian, qui a rejoint le rang des maîtres bénévoles de l’association, travaille depuis plus d’un an à former de nouveaux élèves, avec une égale qualité d’enseignement. Jacques Aslanian a lui aussi fait ses armes à Belleville, où il a commencé finisseur Louis Quinzier, avant de s’établir bottier quelques années plus tard. Il connaissait Maurice de renom, et par leur ami commun, Léon Mesrobian. Dans cette tradition de transmission, les élèves plus expérimentés entraînent ceux qui ont des difficultés. Ce système permet une circulation harmonieuse des connaissances, et assure une autonomie du travail dans l’atelier lorsque Michel Boudoux et Jacques Aslanian n’y sont pas. L’un des buts premier de l’association étant de faire perdurer les savoir-faire artisanaux.

 

Par ailleurs, l’AMA a gardé des liens avec Léon Mesrobian, piqueur de Maurice. Léon a acquis une grande renommée à Belleville pour la qualité de son travail. Il continue à piquer des tiges à domicile et est devenu indispensable à la vie de l’atelier. Son savoir faire, sa gentillesse, et sa disponibilité sont appréciés de tous. L’objectif aujourd’hui est de garantir les conditions matérielles d’existence et d’exercice de l’AMA afin que le travail qui s’y mène soit connu et demeure, avec la complicité de ses élèves, une référence en matière de transmission et de création. L’atelier de la rue des Gardes offre en cela une perspective de formation pour de nouveaux bottiers aspirant à la maîtrise du métier et participe à la défense des métiers d’art.